Conflit d’intérêts à la mairie de Montauban : le préfet confirme des « anomalies »

Il y a quelques semaines, une affaire de potentiels conflits d’intérêts à la mairie de Montauban a éclaté au grand jour. Dans l’entourage de Brigitte Barèges, deux élus cumulent leurs fonctions électives avec celles de présidents d’associations qui bénéficient de subventions municipales

La loi d’interdit pas à un élu de présider une association. En revanche, une délibération qui concernerait une thématique impliquant un conseiller municipal, et à laquelle il prendrait part au vote serait considérée comme illégale.

Parallèlement à la loi, la jurisprudence est de plus en plus stricte à ce sujet, l’élu local membre d’une association s’exposant à la qualification de « conseiller municipal intéressé » par le juge administratif (l’arrêt « Commune de Bayeux de 2008 considérant même le délit de prise illégale d’intérêt).

Sollicité par l’opposition sur le sujet, le Préfet de Tarn-et-Garonne vient de communiquer ses conclusions. Elles sont sans appel : si le préfet ne repère aucune délibération litigieuse dans l’un des deux cas, il pointe dans l’autre 4 délibérations présentant une « anomalie » :

Concrètement, d’après les travaux des services du Préfet de Tarn-et-Garonne, ces 4 délibérations sont potentiellement litigieuses et pourraient faire l’objet d’un recours pour prise illégale d’intérêt. L’opposition municipale a effectué plusieurs signalements des situations depuis 2016. Jamais ils n’ont été entendus par Mme Barèges ou suivis d’effets.

Aujourd’hui, le Préfet rappelle à Mme le maire « l’attention à porter à la régularité juridique des délibérations intervenant dans ce domaine ».

Il est en effet grand temps que Mme Barèges mette un peu d’éthique dans ses pratiques et celles de ses proches.

Gaël TABARLY, conseiller municipal d’opposition.

Tentative DE HACKING

Après plusieurs tentatives avortés fin 2018, ce blog a fait l’objet d’un piratage début 2019 et est resté inaccessible plusieurs semaines.

La version désormais en ligne est une version bêta, qui vient d’être restaurée. Une partie des publications récentes a toutefois disparu.

La version originale devrait être remise en ligne dans les jours qui viennent…

Gaël TABARLY.

Réaction à la démission d’Aurore Kothé, 8e adjointe au maire de Montauban


Arnaud Hilion – Valérie Rabault – Gaël Tabarly

Conseillers municipaux de Montauban


La démission de l’adjointe aux affaires scolaires de Mme Barèges interpelle, d’autant qu’aucune raison n’a officiellement été donnée.

Quels que soient les éventuels désaccords susceptibles d’exister entre Mme le maire et son ancienne adjointe, ce sont surtout  les choix de la municipalité en matière de politique scolaire qui nous interrogent.

La semaine dernière, la question de l’entretien du bâti des écoles a ressurgi suite à l’apparition de fissurations dans les plafonds d’une salle de classe qui ont exigé le déménagement des élèves. Rappelons qu’il y a deux ans déjà, la chute d’une brique du plafond d’une classe de CP de l’école Ferdinand Buisson (à Villebourbon) avait imposé la mise en place de filets de sécurité sous les plafonds. Aujourd’hui encore, dans trop d’écoles, des enfants sont accueillis dans des préfabriqués, faute de place.

A ce manque d’investissements, s’ajoute une pression démographique (1000 habitants de plus chaque année à Montauban) qui laisse présager une hausse du nombre d’élèves à scolariser dans les années à venir.

Cette démission surprise sera-t-elle l’occasion pour Mme Barèges de remettre en question ses arbitrages financiers, alors qu’elle veut terminer coûte que coûte ses grands travaux d’apparat avant les prochaines élections ?

Interrogations sur le nouveau marché de la communication de la ville de Montauban

Lors du conseil municipal du 8 octobre 2018, une décision prise par Mme Barèges a retenu notre attention. Il s’agit d’une décision renouvelant le marché de la communication audiovisuelle de la ville de Montauban : gestion et alimentation du site web, production de reportages vidéos, envoi de newsletters, diffusion des « Ma Ville », etc.

Un marché public est une procédure qui permet de confier à une entreprise privée la réalisation de certaines prestations pour lesquelles une collectivité publique (commune, intercommunalité, région, département…) ne dispose pas des ressources humaines et techniques suffisantes. Les règles qui s’appliquent à ces contrats sont très encadrées et sont définies par la législation relative aux marchés publics.

D’après les informations obtenues en conseil municipal, le marché conclu en juillet dernier est en fait une reconduction du précédent marché de la communication, attribué en 2014 et renouvelé 3 fois depuis à la même entreprise.

Le précédent de 2014

Si nous avons interrogé Mme le maire sur les conditions de ce marché, c’est qu’un précédent existe. La justice s’est penchée il y a peu (l’affaire est-elle depuis classée ?) sur les décisions 220 et 221 prises par Mme le Maire en 2014 :

En 2014, nous avions alerté sur les montants astronomiques prévus par ce marché de la communication audiovisuelle (jusqu’à 250.000€HT/ans, soit plus de 1 million d’euros TTC entre 2014 et 2018).

Des interrogations en suspens

Or, dans la version 2018 de ce marché, le tarif a été divisé par deux (124 600€ HT par an). Pourquoi ?

  1. Cela signifie-t-il que les exigences de Mme Barèges en termes de communication ont été revues à la baisse ? Si c’est le cas, alors pourquoi avoir attendu 4 ans avant de les réviser ?
  2. Cela signifie-t-il que l’entreprise à qui a été attribué ce marché (toujours la même qu’en 2014…) peut aujourd’hui proposer des offres identiques à celles de 2014, mais à un prix deux fois moindre ? Dans ce cas, qu’est-ce qui justifiait des tarifs si élevés il y a 4 ans (pour rappel : 1 500€ pour l’envoi d’une newsletter, 3 500€ pour diffuser un numéro du Ma Ville, 900€ par vidéo…) ?

Autant de question pour lesquelles nous espérons des réponses.

En attendant, nous avons sollicité le cabinet de Mme Barèges pour avoir accès à l’intégralité des documents relatifs à ce marché.

Réponse à la tribune « L’antisémitisme est l’affaire de tous »

Voici la tribune publiée en réponse à celle du Parisien « L’antisémitisme est l’affaire de tous » et que nous sommes plusieurs à avoir cosigné. Pour la soutenir vous-aussi, rendez-vous ici : https://www.facebook.com/combattreantisemitisme/


La lutte contre l’antisémitisme doit être le combat de tous

« L’antisémitisme est l’affaire de tous », clament à raison plus de 250 signataires, après avoir publié dans Le Parisien, dimanche 22 avril, une tribune contre « le nouvel antisémitisme ».

Cette tribune s’alarme, à juste titre , de l’insupportable regain des crimes et délits antisémites.

Depuis une dizaine d’années, des juifs ont été assassinés en France, parce que juifs ! La parole antisémite s’est libérée et a franchi la ligne rouge qui mobilisait des millions de Français dans la rue pendant les soixante ans qui ont suivi la Shoah et la collaboration vichyste.

Cet appel souligne, à raison, le rôle délétère des islamistes et de leurs réseaux idéologiques, lesquels partagent les obsessions antisémites de l’extrême droite et d’une partie de la gauche radicale. Il est hors de question de minorer cette réalité.

Pourtant, il fait l’impasse sur l’autre carburant de cette résurgence de l’antisémitisme qu’est la montée des populismes nationalistes. Plus grave encore, en enfermant cette dénonciation dans une opposition identitaire à une communauté musulmane voulue uniforme, en l’essentialisant dans l’injonction à modifier le Coran, il alimente le fantasme d’une « oumma » que tente de faire advenir l’idéologie des islamistes. Enfin, en mêlant des signataires honorables à des figures proches de la droite identitaire, il décuple le risque de confusion.

Antisionisme radical

Les préjugés antisémites sont très forts dans toute l’Europe, et ils touchent toutes les classes sociales et toutes les confessions, comme l’indiquent les études les plus récentes. Toujours vivace à l’extrême droite, l’antisémitisme a trouvé, depuis les années 1960, un nouveau masque sous la forme d’un antisionisme radical qui reprend les stéréotypes de l’influence occulte des juifs, notamment en laissant croire que toute critique de la politique israélienne est interdite. Dieudonné et ses réseaux l’ont bien compris en désignant à la vindicte « les sionistes » pour tenter d’échapper aux lois qui punissent en France les discours de haine.

On se souvient d’appels à tuer les juifs qui ont fusé dans la rue en juillet 2014, dans le silence d’une partie de la gauche radicale présente dans ces cortèges, et aussi de ceux entendus à « Jour de colère » en janvier de la même année, patchwork de militants d’extrême droite, adeptes d’Alain Soral, proches de Civitas, du Printemps français, de La Manif pour tous, et des supports de Dieudonné, des pro-Assad, des pro-Hezbollah, tous réunis par la même obsession.

L’antisémitisme islamiste se nourrit tout à la fois de préjugés antisémites liés aux théories du complot – nul n’ignore le succès dans le monde arabe des Protocoles des sages de Sion – et d’une cause palestinienne instrumentalisée. Le djihadisme takfiriste véhicule toutes les haines et commande toutes les tueries : celles des juifs, des homosexuels, des
femmes, des mécréants, des minorités religieuses, y compris musulmanes.

La République doit affirmer sa détermination sans faille à contrer et punir non seulement les prédicateurs de haine, mais toutes les militances appelant à la détestation meurtrière. Car la porosité de l’idéologie des islamistes parmi nos concitoyens musulmans existe et doit être combattue pour ce qu’elle est : un danger imminent pour les juifs, pour la France, pour la démocratie.

L’antisémitisme se doit donc d’être dénoncé dans sa globalité. Si nous focalisons notre attention sur le seul antisémitisme des islamistes, nous déculpabilisons tous les autres et ne pouvons le combattre pleinement.

Dépasser les instincts communautaires

Mais, là encore, il manque une précision à la tribune du Parisien. On peut dénoncer les mésusages du concept d’islamophobie, tout en reconnaissant qu’existent aussi en France des actes et des propos antimusulmans que la République, d’ailleurs, condamne au même titre qu’elle condamne tous les racismes. Car l’enjeu est bien de pouvoir combattre toutes les formes de racisme, qui représentent un danger imminent, non pas seulement pour les juifs ou les musulmans, mais pour la France et la démocratie.

Ce qu’occulte également cette tribune, c’est la montée dans le monde, et en Europe, des populismes nationalistes et la remise en question des valeurs des Lumières par des gouvernements tels que ceux de Pologne, de Hongrie, de Russie, de Turquie. Les idéologies se réclamant du nationalisme et du conservatisme attaquent sournoisement les droits de l’homme et les valeurs démocratiques. Dans la plupart de ces pays, l’expression populiste est empreinte d’antisémitisme, de racisme, d’homophobie, de sexisme.

Ce serait une défaite intellectuelle, voire civilisationnelle, de penser pouvoir lutter contre l’antisémitisme en excluant de l’universalisme nos concitoyens musulmans, au motif qu’une petite partie adhère à une idéologie mortifère.

Pour nous, la lutte contre l’antisémitisme exige d’être conduite au nom des valeurs progressistes fondatrices de nos démocraties. Elle doit être le combat de tous, responsables musulmans compris (dont, il convient de ne
pas l’oublier, certains ont donné l’exemple). Mais on ne peut pas sérieusement demander à nos concitoyens musulmans de « nettoyer » leur livre saint, de retirer tel ou tel passage du Coran. D’autant que tout laisse à penser que cela ne changerait rien ni à la banalisation de l’antisémitisme ni aux obsessions islamistes.

Sommes-nous confrontés à une guerre de religion ? Non, nous sommes engagés dans un combat des Lumières contre les obscurantismes. La lutte contre l’antisémitisme ne peut pas se compromettre avec un populisme réactionnaire à « bas bruit ». Elle est indissociable du combat antiraciste, égalitaire, républicain et unitaire. Dépasser les peurs et les instincts communautaires est une exigence fondamentale pour que l’ensemble de nos concitoyens, quelles que soient leurs valeurs intimes, vivent dans une société plus juste et plus sûre.


Combattre l’antisémitisme, premiers signataires :
Christophe Aaron Grand, juriste ; Farid Abdelkrim, auteur et comédien ; Jeanne Claire Adida, psychanalyste ; Sofia Alaoui, cinéaste ; Fabienne Ankaoua, théâtraliste ; Pierre-Jérôme Adjej, auteur, photographe ; David Assouline, vice-président du Sénat, sénateur de Paris (PS) ; Hanna Assouline, réalisatrice ; Eve Amouyal, directrice générale événementiel ; Paola Ballerini, PhD biologie moléculaire ; Serge Barbet, directeur délégué du Clemi ; Fabienne Battault, conseillère en insertion ; Stephanie Bazylak, journaliste ; Abraham Bengio, militant antiraciste ; Aïcha Ben Jelloun ; Tal Benoliel Sfadj, professeur d’hébreu ; Sophie Bolender-Reydellet, directrice de production ; Flora Bolter, politiste ; Caroline Boris, avocate ; Dominique Bouissou, militante antiraciste ; Omar Bouraba, militant associatif ; Emmanuel Brassat, professeur de philosophie, Cergy-Pontoise ; Ofer Bronchtein, président du Forum international pour la paix au Proche-Orient ; Corinne Bouilhac, technicienne qualité ; Maryne Bruneau, syndicaliste ; Gaël Brustier, politiste ; Denis Charbit, politiste ; Frédéric Chenou, ingénieur ; Stéphane Chenou-Boyer, cadre de direction associatif ; Gauthier Caron-Thibault, premier adjoint au maire du 3e arr. de Paris (PS) ; Sérénade Chafik, militante féministe ; Dominique Chevalier, géographe ; Samir Chikhi, chargé de mission ; Vincenzo Cicchelli, sociologue ; Denis Cohen, compositeur ; Dominique Cosnil, journaliste, écrivain ; Stéphanie Courouble-Share, historienne ; Laurence Croix, psychanalyste ; Jean-Philippe Daniel, consultant en communication ; Justine Daragon, consultante ; Charles Darrasse, pianiste ; Alain David, directeur de programmes au Collège international de philosophie, bureau national de la Licra ; Raymond Debord, cadre en protection de l’enfance ; Bruno Demolin, dirigeant d’entreprise ; Tremeur Denigot, fonctionnaire ; Gilles Denis, historien de la biologie ; Rémi Desert, directeur formation ; Daniel Dhombres, membre du bureau national de SOS Racisme ; Adélie Elbaz, dirigeante ; Christophe Fernandez, militant ; Nasser Ferradj, attaché territorial ; Daniela Festa, juriste et géographe ; Stéphane François, historien ; Antoine Germa, scénariste ; Kamal Hachkar, cinéaste ; Pierre Henry, président association France Fraternités ; Michel Hessel, psychanalyste ; Jérôme Impellizzieri, dirigeant associatif ; Elisabeth Jean Benichou, présidente de présidente de FDM-ADFE Athènes ; Catherine Join-Diéterle, historienne d’art ; Maati Kaabal, Les jeudis de l’IMA ; Mika Kanane, cadre dans la fonction publique et auteure ; Pierre Kanuty, conseiller régional Île-de-France (PS) ; Isabelle Kersimon, journaliste ; Alban Ketelbuters, doctorant en littérature ; Renaud Labes, enseignant en sciences économiques et sociales ; Yolande Laloum-Davidas, consultante en communication ; Alain Laskawiec, cadre fonction publique d’État ; Laurie Laufer, psychanalyste, professeure de psychologie, Paris-Diderot ; Pierre Le Bec, blogueur ; Erwan Le Page, dirigeant ; Loïc Le Quellec, directeur de recherche émérite au CNRS ; Marie-Ange Lebas, psychanalyste ; Nicolas Lebourg, historien ; Carole Lemee, anthropologue ; André Markowicz, poète ; Céline Masson, professeure de psychologie, université d’Amiens ; Nicolas Masuez historien ; Frédérique Matonti, politiste ; Maria Mellouli, chargée de communication ; Pascal Menigoz, journaliste ; Sylvie Mesure, sociologue ; Pascale Morel, professeure ; Denis Moscovici, dirigeant ; Jean-Luc Muller, réalisateur audiovisuel ; Denis Murat, ingénieur ; Karim Ourabah, consultant opérationnel ; Brice Payen, écrivain ; Marie-Ange Picot, professeure des écoles ; Alain Policar, politiste ; Mathilde Pousseo, dirigeante associative ; Jean-Yves Pranchère, philosophe ; Valéry Rasplus, sociologue ; Myriam Revault d’Allonnes, philosophe ; Julien Rioult, hôtelier ; Jean-Louis Rossi, militant antiraciste ; Laurence Rossignol, ancienne ministre des Droits des femmes et de la famille, sénatrice de l’Oise ; Gilles Rozier, écrivain et éditeur ; Fanny Rumiz, infirmière en secteur psychiatrique ; Sylvain Saint-Pierre, enseignant ; Bruno Saussier, journaliste ; Florence Sautereau, institutrice ; Teldja Seniguer chargée d’études économiques ; Shy Shriqui, dirigeant ; Julie Siboni, cinéaste ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Antoine Spire, rédacteur en chef du Droit De Vivre ; Mario Stasi président de la Licra ; Benjamin Stora, historien ; Brigitte Stora, écrivaine ; Danielle Storper Perez, anthropologue ; Gaël Tabarly, chargé de coopération internationale ; Sharon Tardigraski Sofer, entrepreneure ; Alain Vanier, professeur de psychologie, Paris-Diderot, président Espace Analytique ; Jean-Pierre Vendredi, citoyen engagé ; Jean Vigreux, historien, professeur à l’université de Bourgogne Franche-Comté ; Saleha Vigreux-Benichou, professeure d’histoire ; Marina Ville, mathématicienne ; Naqdimon Weil, rédacteur ; Ibrahim Wetti, dentiste et interprète en langue arabe ; Rosemonde Wojciechowski, militante syndicale ; Khawla Youssef, interprète ; Julien Zakoian, dirigeant ; Serge Zolty, avocat.


Extrait du Monde du 04/05/18

Thierry Deville remplacé à l’Assemblée des Territoires

Vendredi prochain, se tiendra sur le site du Pont du Gard la 3e session de l’Assemblée des territoires de la région Occitanie. L’Assemblée des territoires est une innovation démocratique : c’est un organe consultatif qui permet de représenter les bassins de vie de la région pour préparer ses décisions à venir (plus d’information ici : https://www.laregion.fr/L-Assemblee-des-Territoires).

En septembre 2016, le Grand Montauban a désigné quatre représentants à l’Assemblée des territoires de la région Occitanie. A l’époque, les élus de gauche avaient dénoncé l’inéligibilité d’un de ces représentants, Thierry Deville, déjà conseiller régional : http://www.gaeltabarly.eu/pourquoi-thierry-deville-ne-peut-pas-representer-le-grand-montauban-a-lassemblee-des-territoires/.

La désignation de M. Deville a depuis été invalidée et une procédure a été lancée pour pourvoir le poste désormais vacant (appel à candidatures et tirage au sort).

Au terme de cette procédure, mon nom a été désigné pour pourvoir ce poste.

J’aurai donc l’honneur de représenter* le bassin de vie du Montalbanais dès ce vendredi lors de la séance plénière à l’Assemblée des territoires.

Gaël Tabarly

 

* les autres représentants sont Brigitte Barèges, Marie-Claude Berly et Alain Gabach

Cette année 2018

CETTE ANNEE

2018

rencontrons, créons, innovons

SUPPORTONS

découvrons, expérimentons
dynamisons, positivons, voyageons

ANTICIPONS

cuisinons, produisons, observons

TRANSMETTONS, ÉCLAIRONS

échangeons, donnons, recevons
éduquons, élevons, édifions

ECOUTONS

fraternisons, redynamisons

VIVONS

ENSEMBLE

préparons la ville d’après
#Montauban2020

 

A la mairie de Montauban, les femmes moins bien payées que les hommes

Le rapport 2017 sur l’égalité femmes-hommes de ville de Montauban a été présenté lors du dernier conseil municipal. Obligatoirement présenté chaque année, il comporte plusieurs éléments de statistiques, comme la répartition par sexe pour chaque catégorie d’agent (A, B ou C), pour chaque filière (administrative, culturelle, police…), en fonction des âges, des avancements…

Une de ces statistiques nous a particulièrement interpellés. Elle concerne des inégalités dont on entend souvent parler et dont on pourrait croire a priori qu’elles concernent avant tout le secteur privé : il s’agit des écarts de salaires entre hommes et femmes.

A la mairie de Montauban, ces écarts sont très importants. Ils touchent d’ailleurs toutes les filières :

  • à compétences égales et postes identiques, une femme employée par la ville en catégorie C touche en moyenne 225€ de moins qu’un homme,
  • cet écart passe à 384€ de moins pour les catégories B,
  • il explose en catégorie A, toujours à compétences et postes équivalents, pour passer à 577€ de différence entre les rémunérations des femmes et celles de hommes.

Globalement, la moyenne de tous ces écarts est de 8% : une femme gagne en moyenne 395€ de moins qu’un homme également diplômé sur un même poste.

Nous avons rappelé aux équipes de Mme Barèges que même si le problème est bien global, ces inégalités se sont renforcées à la mairie de Montauban : en une seule année, l’écart s’est creusé de 1%.

Quand nous avons interrogé la majorité sur les dispositions prévues pour tenter d’inverser la tendance, personne n’a été capable de nous répondre précisément…

Gaël Tabarly

En 2018, le Grand Montauban au ralenti pour financer les grands travaux

Considérations préalables

Les remarques qui suivent, présentées à l’occasion du rapport d’orientations budgétaires du Grand Montauban pour 2018, ont été établies à partir des quelques éléments qui nous ont été fournis : quelques pages à peine, des données très succinctes, simplement mises à jour d’une année sur l’autre et qui n’exposent pas clairement les grandes orientations politiques mises en œuvre ni les charges nouvelles pour l’année à venir.

  1. Première remarque : des taux d’imposition très élevés et injustifiés

Sur les 219 communautés d’agglomérations françaises, le Grand Montauban fait partie de celles qui ont voté des taux d’imposition les plus forts ces dernières années. Ces taux sont ainsi très nettement supérieurs à toutes les moyennes nationales (d’après les chiffres de la Direction Générale des Collectivités Locales) :

  • 1,7 points au-dessus de la moyenne pour ce qui est de la taxe d’habitation à 11,32%
  • avec 3,47%, le taux de la taxe sur le foncier bâti est le second plus important de la région Occitanie
  • en ce qui concerne la taxe sur le foncier non-bâti, nous avons la 9e plus élevée de France (sur 219 !)
  • nous sommes aussi dans le peloton de tête pour la CFE (6 points au-dessus de la moyenne nationale !
  1. Deuxième remarque : malgré la baisse des dotations, des dépenses qui explosent

La baisse des dotations est un vrai problème. L’équipe de Mme Barèges parvient vraisemblablement à y faire face sans trop dégrader les ratios financiers, mais uniquement grâce à la dynamique fiscale (la population augmente et avec elle, le nombre de contribuables) et à la maîtrise des coûts.

A propos de coûts, tous les postes de dépenses ne connaitront pas des baisses en 2018. Qu’en sera-t-il réellement de ceux-ci : la communication, les frais de représentation et de cérémonies officielles ou les frais liés aux procédures judiciaires qui sont engagées par la présidente ?

  1. Troisième remarque : quelques dépenses de prestiges pour Montauban, des miettes pour les autres communes

Si l’on s’en tient aux indications présentées, on se rend compte que :

  • Montauban concentre la majorité des investissements pluriannuels avec 12M€ (au minimum) quand les autres communes se partagent les miettes (800.000€) toutes affectées à la voirie,
  • Les projets structurants sont dérisoires et se comptent sur les doigts d’une main :
    • BUO
    • Avenue de Mayenne
    • Rénovation du Ramériou
    • Travaux du Cœur de ville
  • Quant aux investissements annuels, ils se résument à l’entretien courant.

Il n’y a rien sur les nouveaux services à proposer aux habitants, rien sur les nouveaux équipements, rien sur les projets dont notre territoire a besoin pour développer son attractivité.

Le budget 2018 du Grand Montauban s’apparente ainsi à un budget qui certes maitrisera les dépenses de fonctionnement et les hausses fiscales, mais au prix d’investissements réduits à une gestion courante, quotidienne, sans vision.

A titre d’exemple, la somme accordée en subventions aux associations (1M€) est dérisoire pour une collectivité comme la nôtre.

  1. Dernière remarque : financer par la dette, toujours…

L’encours de la dette diminue très légèrement en 2018, de1M€. Mais cette baisse reste accessoire (on reste à 70,8 M€) :

  • Elle ne diminue que parce que l’agglomération a réduit non seulement ses dépenses de fonctionnement, mais surtout ses investissements (au minimum) de façon à pouvoir rembourser une partie de ses emprunts ;
  • Cela n’a pas empêché le GMCA de réemprunter : par rapport à l’an dernier, on est passé de 48 contrats de prêts à 55, et de 9 établissements prêteurs à 11 ;
  • L’encourt par habitant baisse certes, mais cette baisse est mécanique en raison de l’entrée de Reynies puis de Lacourt St Pierre et de l’arrivée de nouveaux habitants.

Quoi qu’il en soit, rien que sur la ville de Montauban, la dette cumulée par habitant s’élève à près de 1900€ (930€ agglo + 964€ environ pour la ville, sur la base 58M€ de dettes), ce qui posera tôt ou tard le problème de l’autofinancement et du remboursement.

 

Gaël Tabarly

NB : l’image d’en-tête est une copie d’écran du site du GMCA http://grandmontauban.com

Les étudiants victimes des chicaneries de Mme Barèges

La ville de Montauban a donc décidé de se retirer du centre universitaire de Montauban. Longtemps, Mme Barèges avait prétendu que l’engagement frileux de la ville sur le centre universitaire était lié à un problème de personnes (il avait été créé par Roland Garrigues et Jean-Michel Baylet).

Malgré le changement de personnes, force est de constater que ce désengagement s’accélère.

Malgré les prétextes présentés, ce sont les jeunes de Montauban et de tout le département qui sont pris en otage.

Alors que notre voisine Albi s’est hissée à la tête des universités françaises pour la réussite des étudiants, depuis 16 ans la municipalité de Mme Barèges est incapable d’avoir un projet universitaire

Il y a de nombreux sujets sur lesquels nous avons des différents de fonds avec Mme Barèges. Mais sur un sujet aussi important que celui-ci, il serait grand temps de laisser de côté les chicaneries avec le département qui exaspèrent les Montalbanais, pour penser en priorité à l’avenir des étudiants.


Voici un extrait du communiqué de Montauban Demain à l’issue du Conseil Municipal :

(…) Si la majorité a approuvé ce désengagement [du centre universitaire], nous avons voté contre. Nous avons également dénoncé cette décision qui conduit à prendre en otages les étudiants montalbanais et tarn-et-garonnais pour régler des bisbilles qui durent depuis des années entre la majorité municipale de Montauban et le conseil départemental de Tarn-et-Garonne. Rappelons que le centre universitaire doit sa naissance à la convention signée par Roland Garrigues, alors député maire de Montauban et Jean-Michel Baylet, alors président du conseil départemental.

Nous considérons que les étudiants sont les grands perdants de cette décision. Alors que Montauban est la 2eme ville de l’ancienne région Midi Pyrénées, elle arrive en queue de peloton derrière Albi, Tarbes, Rodez …pour le nombre d’étudiants. Ce manque d’offre pour poursuivre ses études nuit aux jeunes de notre territoire dont les parents n’ont pas forcément les moyens financiers de les envoyer poursuivre des études à Toulouse. La décision prise par la majorité municipale à Montauban risque d’accentuer ce déficit de places pour les étudiants. Nous la dénonçons.
Valérie Rabault, José Gonzalez, Gaël Tabarby, Arnaud Guitard, Carole Schumann, Arnaud Hilion.