A Montauban, malgré les fortes hausses d’impôts, un niveau d’investissement au plus bas

Le dernier Conseil municipal a été l’occasion de débattre du Compte Administratif 2016. Ce document comptable présente l’ensemble des dépenses réalisées et des recettes collectées par la collectivité pour l’année passée (n-1). Il est à mettre en perspective avec le Budget Prévisionnel, qui présente, lui, une projection des dépenses et des recettes à venir (n+1).

Une dette mieux gérée

Le Compte Administratif 2016 de la ville de Montauban fait tout d’abord état d’une situation financière plus saine par rapport aux années précédentes en ce qui concerne l’encours de la dette (celle-ci passe de 1149€/habitant en 2015 à 1030€/habitant en 2016). Cette dette doit pourtant être cumulée à celle du Grand Montauban (on atteint alors les 2002€/habitant) et surtout mise en perspective avec le peu d’investissements réalisés ces dernières années.

Des investissements réduits au maximum

Depuis 1,5 an, la ville a très fortement réduit ses investissements. Malgré les hausses régulières d’impôts (locaux, fonciers, CFE…) et de tarifs (bus, cantine…) votées depuis 2015, ces nouvelles recettes n’ont pas servi à financer les équipements et services dont les Montalbanais ont besoin au quotidien : rénovation et extension des écoles, entretien de voiries, accompagnement des associations, programmation d’Eurythmie, événements sportifs…

Quand les villes de la taille de Montauban dépensent 301€/habitant et par an pour ces réalisations, nous dépensons 142€/habitant et par an seulement (plus de moitié moins). C’est un choix politique : l’équipe de Mme Barèges préfère dégager des marges de manœuvre pour financer les grands projets qui seront lancés avant les prochaines échéances électorales.

Une baisse générale

En contrepartie de ces choix budgétaires, les écoles souffrent d’un manque de place et de conditions de travail optimales, l’état des routes de la commune (notamment dans les hameaux) est préoccupant, le soutien financier aux associations  se réduit…

La baisse observée des dépenses est générale : elle touche aussi bien l’enseignement et la formation, la culture (qui paye le prix fort en concentrant les efforts sur le festival de Montauban), les sports (en dehors de l’USM) et la jeunesse, les interventions sociales et de santé, la politique familiale, l’aménagement urbain ou l’environnement. Seule l’action économique se stabilise, dans des proportions toutefois très modestes (+ 1000€).

Les choix financiers de Mme Barèges sont des décisions politiques qui pénalisent aujourd’hui les Montalbanais, et qui pénaliseront leurs enfants demain.

Des dépenses plus inquiétantes qui progressent

En parallèle, les dépenses d’honoraires et frais de contentieux (recours en justice contre l’Etat, le préfet, la région, le département, des élus, des administrés…, dépenses d’avocats de Mme le maire, etc.) ont quasiment été multipliés par 3 depuis 2013 (passant de 133.000€ à 371.000€).

Le budget des fêtes et cérémonies explose à nouveau : il passe de 730.000€ à 1,2 million d’euros. Quand les villes de 50.000 habitants dépensent en moyenne 5,6€/an pour organiser des cocktails, des vernissages, des vins d’honneur, des célébrations diverses… la ville de Montauban dépense plus de 23€/an/habitant.

La facture globale des voyages s’élève à 18.000€, auxquels il faut ajouter l’enveloppe de 500.000 € annuels destinés à indemniser les élus de la majorité, soit 3 millions d’euros sur la durée totale du mandat.

Au-delà des postures politiques, d’autres choix ne seraient-ils pas possibles ?

 

Gaël Tabarly

Conseiller municipal d’opposition de Montauban

Une réflexion sur « A Montauban, malgré les fortes hausses d’impôts, un niveau d’investissement au plus bas »

  1. Bonjour ! Je ne suis pas d’accord de dire qu’il n’y a pas eu assez de dépenses pour « des évènements sportifs » ! L’an passé nous avons eu droit au Tour de France et comme chaque année le marathon et diverses autres manifestations largement subventionnées par la commune et qui coûtent bien cher aux contribuables que nous sommes alors que par ailleurs il manque bien des investissements comme, par exemple, le fameux gymnase manquant pour le collège Azaña et le quartier Issanchou en partenariat avec le Conseil Départemental. Sur le reste je suis bien d’accord… A benlèu ! Felip

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