Bilan de mi-mandat : l’analyse de Danielle Petit

Les deux mandats précédents ont été caractérisés par de grands travaux, coûteux, comme la médiathèque, le centre aquatique, la création des ZAC de Bas Pays et des quartiers Est, et le plan de rénovation du centre-ville, le lancement du Boulevard Ouest, ….. Grâce aux financements de l’État, le quartier des Chaumes a été profondément transformé, et un nouveau quartier est né à Bas Pays. Problème : il s’est agi pour l’essentiel de transferts de populations, mais la proportion de logements sociaux reste encore loin des 20 %.

Ce nouveau quartier, comme les hameaux qui se sont largement peuplés ont été confrontés au manque d’infrastructures: voiries trop étroites, écoles trop petites, dessertes inexistantes ou insuffisantes des transports en commun, manque d’équipements sportifs, de maisons de quartiers, de commerces de proximité, etc.… Les grandes zones commerciales périphériques ont asphyxié le centre-ville dont le commerce périclite.

Ce troisième mandat aurait donc dû servir à corriger ces manques.

A ce jour, ce n’est pas le choix qui a été fait et les grands projets continuent: rénovation du musée Ingres pour plus de 10 millions, des rues et places du centre-ville, (encore plus de 10 millions), un stade de foot (7 millions), et la poursuite du boulevard Ouest qui a déjà coûté 20 millions et qui devrait en coûter 100 au final de l’aveu même de Mme la Maire…. Tous des projets qui ne sont pas mauvais en soi mais qui absorbent l’essentiel des moyens financiers de la ville comme de l’agglo, surtout menés simultanément. D’autant qu’en raison du manque de co- élaboration des projets, la ville se voit privée de subvention d’autres collectivités qu’elle a tenues à l’écart.

Côté démocratie, les conseils de quartiers servent le plus souvent à informer et non à co élaborer avec les populations concernées. Les propositions qui émanent directement des habitants sont rarement prises en compte, pas plus que celles des élus de l’opposition. On est loin de la démocratie participative.

Pendant ce temps, beaucoup de services publics ont été donnés au privé pour ne pas avoir à les financer, ce qui est un leurre.

Et des projets qui touchent à la vie quotidienne des habitants n’en sont encore qu’au stade des études : le nouveau plan de circulation, le schéma directeur cycles et piétons, le nouveau groupe scolaire, les prochaines extensions d’écoles, le schéma directeur des hameaux de Fonneuve, Falguières, St Martial, Birac…  Et pourtant ce sont des besoins prioritaires !!!

 

Danièle PETIT est membre fondatrice de Montauban Citoyenne et co-responsable de la rédaction des Nouvelles du Tarn-et-Garonne

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