Archives de catégorie : Conseil municipal

Réaction à la démission d’Aurore Kothé, 8e adjointe au maire de Montauban


Arnaud Hilion – Valérie Rabault – Gaël Tabarly

Conseillers municipaux de Montauban


La démission de l’adjointe aux affaires scolaires de Mme Barèges interpelle, d’autant qu’aucune raison n’a officiellement été donnée.

Quels que soient les éventuels désaccords susceptibles d’exister entre Mme le maire et son ancienne adjointe, ce sont surtout  les choix de la municipalité en matière de politique scolaire qui nous interrogent.

La semaine dernière, la question de l’entretien du bâti des écoles a ressurgi suite à l’apparition de fissurations dans les plafonds d’une salle de classe qui ont exigé le déménagement des élèves. Rappelons qu’il y a deux ans déjà, la chute d’une brique du plafond d’une classe de CP de l’école Ferdinand Buisson (à Villebourbon) avait imposé la mise en place de filets de sécurité sous les plafonds. Aujourd’hui encore, dans trop d’écoles, des enfants sont accueillis dans des préfabriqués, faute de place.

A ce manque d’investissements, s’ajoute une pression démographique (1000 habitants de plus chaque année à Montauban) qui laisse présager une hausse du nombre d’élèves à scolariser dans les années à venir.

Cette démission surprise sera-t-elle l’occasion pour Mme Barèges de remettre en question ses arbitrages financiers, alors qu’elle veut terminer coûte que coûte ses grands travaux d’apparat avant les prochaines élections ?

Interrogations sur le nouveau marché de la communication de la ville de Montauban

Lors du conseil municipal du 8 octobre 2018, une décision prise par Mme Barèges a retenu notre attention. Il s’agit d’une décision renouvelant le marché de la communication audiovisuelle de la ville de Montauban : gestion et alimentation du site web, production de reportages vidéos, envoi de newsletters, diffusion des « Ma Ville », etc.

Un marché public est une procédure qui permet de confier à une entreprise privée la réalisation de certaines prestations pour lesquelles une collectivité publique (commune, intercommunalité, région, département…) ne dispose pas des ressources humaines et techniques suffisantes. Les règles qui s’appliquent à ces contrats sont très encadrées et sont définies par la législation relative aux marchés publics.

D’après les informations obtenues en conseil municipal, le marché conclu en juillet dernier est en fait une reconduction du précédent marché de la communication, attribué en 2014 et renouvelé 3 fois depuis à la même entreprise.

Le précédent de 2014

Si nous avons interrogé Mme le maire sur les conditions de ce marché, c’est qu’un précédent existe. La justice s’est penchée il y a peu (l’affaire est-elle depuis classée ?) sur les décisions 220 et 221 prises par Mme le Maire en 2014 :

En 2014, nous avions alerté sur les montants astronomiques prévus par ce marché de la communication audiovisuelle (jusqu’à 250.000€HT/ans, soit plus de 1 million d’euros TTC entre 2014 et 2018).

Des interrogations en suspens

Or, dans la version 2018 de ce marché, le tarif a été divisé par deux (124 600€ HT par an). Pourquoi ?

  1. Cela signifie-t-il que les exigences de Mme Barèges en termes de communication ont été revues à la baisse ? Si c’est le cas, alors pourquoi avoir attendu 4 ans avant de les réviser ?
  2. Cela signifie-t-il que l’entreprise à qui a été attribué ce marché (toujours la même qu’en 2014…) peut aujourd’hui proposer des offres identiques à celles de 2014, mais à un prix deux fois moindre ? Dans ce cas, qu’est-ce qui justifiait des tarifs si élevés il y a 4 ans (pour rappel : 1 500€ pour l’envoi d’une newsletter, 3 500€ pour diffuser un numéro du Ma Ville, 900€ par vidéo…) ?

Autant de question pour lesquelles nous espérons des réponses.

En attendant, nous avons sollicité le cabinet de Mme Barèges pour avoir accès à l’intégralité des documents relatifs à ce marché.

En 2018, le Grand Montauban au ralenti pour financer les grands travaux

Considérations préalables

Les remarques qui suivent, présentées à l’occasion du rapport d’orientations budgétaires du Grand Montauban pour 2018, ont été établies à partir des quelques éléments qui nous ont été fournis : quelques pages à peine, des données très succinctes, simplement mises à jour d’une année sur l’autre et qui n’exposent pas clairement les grandes orientations politiques mises en œuvre ni les charges nouvelles pour l’année à venir.

  1. Première remarque : des taux d’imposition très élevés et injustifiés

Sur les 219 communautés d’agglomérations françaises, le Grand Montauban fait partie de celles qui ont voté des taux d’imposition les plus forts ces dernières années. Ces taux sont ainsi très nettement supérieurs à toutes les moyennes nationales (d’après les chiffres de la Direction Générale des Collectivités Locales) :

  • 1,7 points au-dessus de la moyenne pour ce qui est de la taxe d’habitation à 11,32%
  • avec 3,47%, le taux de la taxe sur le foncier bâti est le second plus important de la région Occitanie
  • en ce qui concerne la taxe sur le foncier non-bâti, nous avons la 9e plus élevée de France (sur 219 !)
  • nous sommes aussi dans le peloton de tête pour la CFE (6 points au-dessus de la moyenne nationale !
  1. Deuxième remarque : malgré la baisse des dotations, des dépenses qui explosent

La baisse des dotations est un vrai problème. L’équipe de Mme Barèges parvient vraisemblablement à y faire face sans trop dégrader les ratios financiers, mais uniquement grâce à la dynamique fiscale (la population augmente et avec elle, le nombre de contribuables) et à la maîtrise des coûts.

A propos de coûts, tous les postes de dépenses ne connaitront pas des baisses en 2018. Qu’en sera-t-il réellement de ceux-ci : la communication, les frais de représentation et de cérémonies officielles ou les frais liés aux procédures judiciaires qui sont engagées par la présidente ?

  1. Troisième remarque : quelques dépenses de prestiges pour Montauban, des miettes pour les autres communes

Si l’on s’en tient aux indications présentées, on se rend compte que :

  • Montauban concentre la majorité des investissements pluriannuels avec 12M€ (au minimum) quand les autres communes se partagent les miettes (800.000€) toutes affectées à la voirie,
  • Les projets structurants sont dérisoires et se comptent sur les doigts d’une main :
    • BUO
    • Avenue de Mayenne
    • Rénovation du Ramériou
    • Travaux du Cœur de ville
  • Quant aux investissements annuels, ils se résument à l’entretien courant.

Il n’y a rien sur les nouveaux services à proposer aux habitants, rien sur les nouveaux équipements, rien sur les projets dont notre territoire a besoin pour développer son attractivité.

Le budget 2018 du Grand Montauban s’apparente ainsi à un budget qui certes maitrisera les dépenses de fonctionnement et les hausses fiscales, mais au prix d’investissements réduits à une gestion courante, quotidienne, sans vision.

A titre d’exemple, la somme accordée en subventions aux associations (1M€) est dérisoire pour une collectivité comme la nôtre.

  1. Dernière remarque : financer par la dette, toujours…

L’encours de la dette diminue très légèrement en 2018, de1M€. Mais cette baisse reste accessoire (on reste à 70,8 M€) :

  • Elle ne diminue que parce que l’agglomération a réduit non seulement ses dépenses de fonctionnement, mais surtout ses investissements (au minimum) de façon à pouvoir rembourser une partie de ses emprunts ;
  • Cela n’a pas empêché le GMCA de réemprunter : par rapport à l’an dernier, on est passé de 48 contrats de prêts à 55, et de 9 établissements prêteurs à 11 ;
  • L’encourt par habitant baisse certes, mais cette baisse est mécanique en raison de l’entrée de Reynies puis de Lacourt St Pierre et de l’arrivée de nouveaux habitants.

Quoi qu’il en soit, rien que sur la ville de Montauban, la dette cumulée par habitant s’élève à près de 1900€ (930€ agglo + 964€ environ pour la ville, sur la base 58M€ de dettes), ce qui posera tôt ou tard le problème de l’autofinancement et du remboursement.

 

Gaël Tabarly

NB : l’image d’en-tête est une copie d’écran du site du GMCA http://grandmontauban.com

Les étudiants victimes des chicaneries de Mme Barèges

La ville de Montauban a donc décidé de se retirer du centre universitaire de Montauban. Longtemps, Mme Barèges avait prétendu que l’engagement frileux de la ville sur le centre universitaire était lié à un problème de personnes (il avait été créé par Roland Garrigues et Jean-Michel Baylet).

Malgré le changement de personnes, force est de constater que ce désengagement s’accélère.

Malgré les prétextes présentés, ce sont les jeunes de Montauban et de tout le département qui sont pris en otage.

Alors que notre voisine Albi s’est hissée à la tête des universités françaises pour la réussite des étudiants, depuis 16 ans la municipalité de Mme Barèges est incapable d’avoir un projet universitaire

Il y a de nombreux sujets sur lesquels nous avons des différents de fonds avec Mme Barèges. Mais sur un sujet aussi important que celui-ci, il serait grand temps de laisser de côté les chicaneries avec le département qui exaspèrent les Montalbanais, pour penser en priorité à l’avenir des étudiants.


Voici un extrait du communiqué de Montauban Demain à l’issue du Conseil Municipal :

(…) Si la majorité a approuvé ce désengagement [du centre universitaire], nous avons voté contre. Nous avons également dénoncé cette décision qui conduit à prendre en otages les étudiants montalbanais et tarn-et-garonnais pour régler des bisbilles qui durent depuis des années entre la majorité municipale de Montauban et le conseil départemental de Tarn-et-Garonne. Rappelons que le centre universitaire doit sa naissance à la convention signée par Roland Garrigues, alors député maire de Montauban et Jean-Michel Baylet, alors président du conseil départemental.

Nous considérons que les étudiants sont les grands perdants de cette décision. Alors que Montauban est la 2eme ville de l’ancienne région Midi Pyrénées, elle arrive en queue de peloton derrière Albi, Tarbes, Rodez …pour le nombre d’étudiants. Ce manque d’offre pour poursuivre ses études nuit aux jeunes de notre territoire dont les parents n’ont pas forcément les moyens financiers de les envoyer poursuivre des études à Toulouse. La décision prise par la majorité municipale à Montauban risque d’accentuer ce déficit de places pour les étudiants. Nous la dénonçons.
Valérie Rabault, José Gonzalez, Gaël Tabarby, Arnaud Guitard, Carole Schumann, Arnaud Hilion.

La privatisation du parking du Jardin des plantes pour les VIP de Sapiac est-elle légale ?

Depuis le mois d’octobre dernier, les Montalbanais ont constaté le blocage d’une partie du parking du Jardin des Plantes les soirs de matches de l’USM. Entre 16h et 23h, ce parking habituellement gratuit est transformé en espace privé, afin de permettre aux abonnés VIP et aux invités des sponsors du club de bénéficier d’un accès réservé, privilégié et garanti à la cuvette.

 

Et gare aux véhicules qui se trouveraient encore stationnés sur place au moment du match : la menace d’une mise en fourrière est bien réelle (voir cet article de la DDM du 09/11 dernier).

 

Mme Barèges justifie cette mesure par les travaux en cours au stade de Sapiac (votés en 2016 et que nous avons soutenus : voir ici) : il fallait trouver une solution provisoire pour permettre aux « VIP » des matches de pouvoir stationner leur véhicule sans difficulté jusqu’à la livraison de l’ouvrage.

 

Des Montalbanais s’inquiètent pourtant de la légalité de cette disposition qui s’apparente à une occupation temporaire de l’espace public à des fins commerciales et qui n’a fait l’objet d’aucune délibération du conseil municipal de Montauban.

 

Si les supporters et les riverains voient leur stationnement compliqué par cette privatisation, les travailleurs du centre-ville sont eux-aussi pénalisés, tout comme les commerçants (rappelons que ce parking gratuit est un des tous derniers qui subsistent depuis que Mme Barèges dirige cette ville).

 

Le préfet de Tarn-et-Garonne a ainsi été sollicité afin de se prononcer sur la légalité de cette disposition.

 

Dans l’attende de sa réponse, il faudra s’armer de patience pour trouver une place de stationnement pour assister ce soir aux « retrouvailles » avec Nevers.

 

Gaël Tabarly

Conseiller municipal d’opposition

Depuis 2008, l’Esplanade des Fontaines prend l’eau…

D’importantes fuites d’eau affectent le parking de la place Prax-Paris depuis sa construction.

 

 

Les faits

En 2005, la ville de Montauban engage d’importants travaux de rénovation de la place Prax Paris et des Halles Ligou. La société Eiffage est chargée de l’aménagement de la surface du nouveau parking qui devient l’Esplanade des fontaines.

Les travaux sont achevés en 2008 avec plusieurs mois de retard. De nombreuses fontaines agrémentent le nouvel ouvrage : des cascades situées entre les rampes d’accès (côté Mandoune), des bassins et un canal central (côté boulevard Gambetta).

Cinq ans plus tard, en 2013, de multiples fuites sont constatées par les services de la ville de Montauban. Les  dommages subis par la collectivité sont tels  qu’un contentieux est ouvert avec la société Eiffage (Brigitte Barèges a refusé de nous communiquer le montant des volumes d’eau gaspillés et des diverses interventions effectuées par les services de l’agglomération et de la ville de Montauban).

 

De multiples malfaçons constatées

En 2014, le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné qu’une expertise indépendante soit menée. Ses conclusions sont accablantes pour la société Eiffage qui a réalisé l’esplanade : l’expert estime que les fuites sont dues à des malfaçons qui exigent la  reprise de l’ensemble du caniveau central, mais aussi des conduites retour des fontaines et d’une partie de la tuyauterie.

Le montant des travaux de reprise est lui-aussi conséquent : il est estimé à 78 000€.

Neuf ans après la livraison de l’ouvrage, la société Eiffage a proposé à la ville de Montauban un compromis à l’amiable :

  • plutôt que de reprendre l’intégralité de l’édifice, elle apposera un simple caniveau en inox par-dessus l’existant.
  • elle refuse de prendre en charge l’intégralité des travaux et des frais de procédure et propose de partager les frais avec le Grand Montauban.
  • en contrepartie, elle s’engage à réaliser les travaux le plus rapidement (et discrètement ?) possible.

Nous ne savons pas si les travaux prévus par Eiffage seront inférieurs ou supérieurs à ceux recommandés par l’expertise (Mme Barèges nous a coupé le micro alors que nous l’interrogions à ce propos), mais on peut penser qu’ils seront favorables à Eiffage.

 

Une nouvelle illustration de gestion calamiteuse du Parking Griffoul

Ces dernières années, Claude Mouchard avait interrogé Mme Barèges à de multiples reprises sur les conséquences techniques de l’accélération d’un chantier dont il paraissait évident dès 2007 qu’il ne serait pas livré dans les délais (c’est-à-dire pour les élections municipales de 2008). Ses craintes étaient donc justifiées.

Ces « désordres » font ainsi écho à la gestion calamiteuse du parking souterrain de l’Esplanade des Fontaines par Mme Barèges et ses équipes, qui a d’ailleurs été pointée par la Chambre Régionale des Comptes  en décembre dernier.

Espérons que l’hypothétique futur parking souterrain de la place de la  Cathédrale ne subisse pas la même destinée…

 

Gaël Tabarly

Conseiller municipal d’opposition de Montauban

 

Mise en difficulté, Brigitte Barèges coupe le micro de l’opposition

Le conseil d’agglomération de ce jeudi 5 octobre avait débuté plutôt calmement, jusqu’à l’évocation d’un nouveau projet rue Mary Lafon.

 

Le Grand Montauban souhaite implanter un nouveau centre social dans le cœur de ville de Montauban (rue Mary Lafon), pour venir compléter ceux des Chaumes (La Comète), d’Issanchou et de Beausoleil. C’est un projet que nous, élus de gauche de Montauban, soutenons fermement.

 

La discussion a dégénéré après avoir évoqué la situation de cette rue : depuis 2013, la rue Mary Lafon a bénéficié de plusieurs millions d’euros d’investissements publics (subventions à la rénovation des façades, préemption des bâtiments, réfection de la voirie, aménagements paysagers, campagnes de communication et de promotion auprès des commerçants et des habitants…), pour un résultat plus que mitigé (sur les 21 boutiques présentes dans la rue, seules 5 sont occupées). Nous sommes donc bien loin de la « rue des artistes » que Mme Barèges annonçait vouloir créer lors des dernières élections municipales.

 

Cette intervention a profondément agacé la maire de Montauban, mais c’est la délibération suivante qui a mis le feu aux poudres. Depuis 2008, l’Esplanade des fontaines prend l’eau en raison d’importantes fuites dans les canalisations. Des malfaçons ont été constatées et un accord à l’amiable a été négocié avec le constructeur pour réparer les dommages au plus vite à moindre coût.

 

Alors que je demandais des précisions sur les conditions de cet accord à l’amiable, Brigitte Barèges s’est emportée et a exigé que mon micro soit coupé.

 

Malgré nos rappels au règlement (chaque groupe a droit à une intervention de deux minutes par délibération), mes tentatives (avortées) de reprendre la parole, Mme Barèges est sortie de ses gonds, couvrant mes propos de son propre micro, résumant sans la lire la délibération à son avantage, imposant un vote sans débat.

 

Peut-être est-ce l’évocation d’un dossier sensible qui a provoqué cet emportement incontrôlé (la Chambre Régionale des Comptes a pointé l’an dernier la gestion catastrophique du parking de la place Prax Paris), ou bien la mise en difficulté répétée de Mme Barèges devant les maires des autres communes du Grand Montauban qu’elle cherche sans cesse à rassurer.

 

Pour la Présidente du Grand Montauban, les choses seraient « plus simples » si l’opposition « cessait d’intervenir ». Comme ce n’est pas le cas, Mme Barèges coupe elle-même ses micros.

 

Gaël Tabarly

Conseiller municipal et communautaire de Montauban

La ville de Montauban abandonne ses projets culturels à Villebourbon et annonce le déplacement des équipements existants

Le conseil municipal du 26 septembre a entériné la vente de l’immeuble Garrisson, situé à Villebourbon. Acheté par la ville de Montauban sous le mandat d’Hubert Gouze pour un montant avoisinant les 90 millions de francs, cet espace de plus de 3000m2 héberge notamment la piscine Nautica, un cloître et un bâtiment ancien situé entre la MJC et l’Espace des Augustins.

En 2014, Mme Barèges avait annoncé la transformation du site en « cluster culturel », comprenant une salle de concerts, des studios de répétition et d’enregistrement, des studios radios, une extension de la MJC existante… Ce projet a toujours fait l’unanimité : il permettait de doter la rive gauche d’un pôle culturel et de loisir grand public. Nous nous étions engagés à le soutenir.

Mme Barèges a aujourd’hui décidé d’abandonner ce projet : le bâtiment, vendu à un investisseur privé pour 295 000€, sera finalement converti en logements et en commerces.

Le renoncement de la municipalité à doter Villebourbon d’une nouvelle infrastructure ouverte sur le quartier, ses habitants et ses associations fait écho au déménagement annoncé de la MJC, faute de place. D’ici deux ans, c’est le Rio qui devrait à son tour être transféré à proximité de l’hôpital.

Dans quelques temps, Villebourbon ne disposera plus d’aucun espace culturel municipal. Les derniers bâtiments publics ayant été vendus, plus aucun espace ne sera susceptible d’accueillir des infrastructures d’envergure dans l’avenir.

Plutôt que de chercher à privilégier l’image de carte postale d’un quartier longtemps délaissé, il serait temps d’impliquer les habitants et d’entendre les besoins qu’ils expriment.

Valérie Rabault et Gaël Tabarly, pour le groupe Montauban Demain

A Montauban, malgré les fortes hausses d’impôts, un niveau d’investissement au plus bas

Le dernier Conseil municipal a été l’occasion de débattre du Compte Administratif 2016. Ce document comptable présente l’ensemble des dépenses réalisées et des recettes collectées par la collectivité pour l’année passée (n-1). Il est à mettre en perspective avec le Budget Prévisionnel, qui présente, lui, une projection des dépenses et des recettes à venir (n+1).

Une dette mieux gérée

Le Compte Administratif 2016 de la ville de Montauban fait tout d’abord état d’une situation financière plus saine par rapport aux années précédentes en ce qui concerne l’encours de la dette (celle-ci passe de 1149€/habitant en 2015 à 1030€/habitant en 2016). Cette dette doit pourtant être cumulée à celle du Grand Montauban (on atteint alors les 2002€/habitant) et surtout mise en perspective avec le peu d’investissements réalisés ces dernières années.

Des investissements réduits au maximum

Depuis 1,5 an, la ville a très fortement réduit ses investissements. Malgré les hausses régulières d’impôts (locaux, fonciers, CFE…) et de tarifs (bus, cantine…) votées depuis 2015, ces nouvelles recettes n’ont pas servi à financer les équipements et services dont les Montalbanais ont besoin au quotidien : rénovation et extension des écoles, entretien de voiries, accompagnement des associations, programmation d’Eurythmie, événements sportifs…

Quand les villes de la taille de Montauban dépensent 301€/habitant et par an pour ces réalisations, nous dépensons 142€/habitant et par an seulement (plus de moitié moins). C’est un choix politique : l’équipe de Mme Barèges préfère dégager des marges de manœuvre pour financer les grands projets qui seront lancés avant les prochaines échéances électorales.

Une baisse générale

En contrepartie de ces choix budgétaires, les écoles souffrent d’un manque de place et de conditions de travail optimales, l’état des routes de la commune (notamment dans les hameaux) est préoccupant, le soutien financier aux associations  se réduit…

La baisse observée des dépenses est générale : elle touche aussi bien l’enseignement et la formation, la culture (qui paye le prix fort en concentrant les efforts sur le festival de Montauban), les sports (en dehors de l’USM) et la jeunesse, les interventions sociales et de santé, la politique familiale, l’aménagement urbain ou l’environnement. Seule l’action économique se stabilise, dans des proportions toutefois très modestes (+ 1000€).

Les choix financiers de Mme Barèges sont des décisions politiques qui pénalisent aujourd’hui les Montalbanais, et qui pénaliseront leurs enfants demain.

Des dépenses plus inquiétantes qui progressent

En parallèle, les dépenses d’honoraires et frais de contentieux (recours en justice contre l’Etat, le préfet, la région, le département, des élus, des administrés…, dépenses d’avocats de Mme le maire, etc.) ont quasiment été multipliés par 3 depuis 2013 (passant de 133.000€ à 371.000€).

Le budget des fêtes et cérémonies explose à nouveau : il passe de 730.000€ à 1,2 million d’euros. Quand les villes de 50.000 habitants dépensent en moyenne 5,6€/an pour organiser des cocktails, des vernissages, des vins d’honneur, des célébrations diverses… la ville de Montauban dépense plus de 23€/an/habitant.

La facture globale des voyages s’élève à 18.000€, auxquels il faut ajouter l’enveloppe de 500.000 € annuels destinés à indemniser les élus de la majorité, soit 3 millions d’euros sur la durée totale du mandat.

Au-delà des postures politiques, d’autres choix ne seraient-ils pas possibles ?

 

Gaël Tabarly

Conseiller municipal d’opposition de Montauban

Un élu de la majorité de Brigitte Barèges sanctionné pour avoir soutenu En Marche !

(ci-dessus : « Une équipe en marche »  – photo extraite du 3e journal de campagne de Brigitte Barèges de 2014)

 

Parmi les délibérations débattues ce mardi 27 juin 2017, le conseil municipal de Montauban s’est penché sur une modification des délégations d’un des élus de l’équipe de Mme Barèges.

M. Jean Garrocq s’est ainsi vu retirer ses représentations dans plusieurs établissements de la ville (école Jean Moulin, Centre de Formation d’Apprentis). Il est remplacé au Syndicat de la chaussé de Sapiac. Il ne pourra plus siéger à la commission Développement durable et Sécurité des bâtiments.

Interrogée par Mme Jeannine Meignan, Mme le maire a expliqué que ces dispositions visaient à améliorer la « cohérence de la majorité ». Mais concrètement, ce qui semble être reproché à M. Garrocq (qui n’a pas voté ces délibérations) est bien d’avoir soutenu le mouvement En Marche ! lors des dernières élections.

Vers d’autres sanctions ?

Pour l’instant, M. Garrocq siège toujours dans la majorité. Il conserve sa délégation et ses indemnités. Mais qu’en sera-t-il ces proches semaines ? Elles pourraient lui être retirées au prochain conseil (c’est en tout cas ce qui se murmurait hier soir dans les couloirs de l’hôtel de ville)….

Un avertissement

Ces dispositions choc visent d’abord à sanctionner M. Garrocq pour ne pas avoir respecté les consignes de Mme le maire et de son entourage. Mais elles sonnent surtout comme un avertissement aux autres élus de la majorité qui seraient tentés, y compris parmi ses plus proches adjoints, de contester l’autorité de Mme le maire.

Qu’on se le dise : les foudres jupitériennes montalbanaises s’abattront sur quiconque oserait sortir des rangs.

 

Gaël Tabarly, conseiller municipal d’opposition à Montauban