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Conflit d’intérêts à la mairie de Montauban : le préfet confirme des « anomalies »

Il y a quelques semaines, une affaire de potentiels conflits d’intérêts à la mairie de Montauban a éclaté au grand jour. Dans l’entourage de Brigitte Barèges, deux élus cumulent leurs fonctions électives avec celles de présidents d’associations qui bénéficient de subventions municipales

La loi d’interdit pas à un élu de présider une association. En revanche, une délibération qui concernerait une thématique impliquant un conseiller municipal, et à laquelle il prendrait part au vote serait considérée comme illégale.

Parallèlement à la loi, la jurisprudence est de plus en plus stricte à ce sujet, l’élu local membre d’une association s’exposant à la qualification de « conseiller municipal intéressé » par le juge administratif (l’arrêt « Commune de Bayeux de 2008 considérant même le délit de prise illégale d’intérêt).

Sollicité par l’opposition sur le sujet, le Préfet de Tarn-et-Garonne vient de communiquer ses conclusions. Elles sont sans appel : si le préfet ne repère aucune délibération litigieuse dans l’un des deux cas, il pointe dans l’autre 4 délibérations présentant une « anomalie » :

Concrètement, d’après les travaux des services du Préfet de Tarn-et-Garonne, ces 4 délibérations sont potentiellement litigieuses et pourraient faire l’objet d’un recours pour prise illégale d’intérêt. L’opposition municipale a effectué plusieurs signalements des situations depuis 2016. Jamais ils n’ont été entendus par Mme Barèges ou suivis d’effets.

Aujourd’hui, le Préfet rappelle à Mme le maire « l’attention à porter à la régularité juridique des délibérations intervenant dans ce domaine ».

Il est en effet grand temps que Mme Barèges mette un peu d’éthique dans ses pratiques et celles de ses proches.

Gaël TABARLY, conseiller municipal d’opposition.

Réaction à la démission d’Aurore Kothé, 8e adjointe au maire de Montauban


Arnaud Hilion – Valérie Rabault – Gaël Tabarly

Conseillers municipaux de Montauban


La démission de l’adjointe aux affaires scolaires de Mme Barèges interpelle, d’autant qu’aucune raison n’a officiellement été donnée.

Quels que soient les éventuels désaccords susceptibles d’exister entre Mme le maire et son ancienne adjointe, ce sont surtout  les choix de la municipalité en matière de politique scolaire qui nous interrogent.

La semaine dernière, la question de l’entretien du bâti des écoles a ressurgi suite à l’apparition de fissurations dans les plafonds d’une salle de classe qui ont exigé le déménagement des élèves. Rappelons qu’il y a deux ans déjà, la chute d’une brique du plafond d’une classe de CP de l’école Ferdinand Buisson (à Villebourbon) avait imposé la mise en place de filets de sécurité sous les plafonds. Aujourd’hui encore, dans trop d’écoles, des enfants sont accueillis dans des préfabriqués, faute de place.

A ce manque d’investissements, s’ajoute une pression démographique (1000 habitants de plus chaque année à Montauban) qui laisse présager une hausse du nombre d’élèves à scolariser dans les années à venir.

Cette démission surprise sera-t-elle l’occasion pour Mme Barèges de remettre en question ses arbitrages financiers, alors qu’elle veut terminer coûte que coûte ses grands travaux d’apparat avant les prochaines élections ?

A la mairie de Montauban, les femmes moins bien payées que les hommes

Le rapport 2017 sur l’égalité femmes-hommes de ville de Montauban a été présenté lors du dernier conseil municipal. Obligatoirement présenté chaque année, il comporte plusieurs éléments de statistiques, comme la répartition par sexe pour chaque catégorie d’agent (A, B ou C), pour chaque filière (administrative, culturelle, police…), en fonction des âges, des avancements…

Une de ces statistiques nous a particulièrement interpellés. Elle concerne des inégalités dont on entend souvent parler et dont on pourrait croire a priori qu’elles concernent avant tout le secteur privé : il s’agit des écarts de salaires entre hommes et femmes.

A la mairie de Montauban, ces écarts sont très importants. Ils touchent d’ailleurs toutes les filières :

  • à compétences égales et postes identiques, une femme employée par la ville en catégorie C touche en moyenne 225€ de moins qu’un homme,
  • cet écart passe à 384€ de moins pour les catégories B,
  • il explose en catégorie A, toujours à compétences et postes équivalents, pour passer à 577€ de différence entre les rémunérations des femmes et celles de hommes.

Globalement, la moyenne de tous ces écarts est de 8% : une femme gagne en moyenne 395€ de moins qu’un homme également diplômé sur un même poste.

Nous avons rappelé aux équipes de Mme Barèges que même si le problème est bien global, ces inégalités se sont renforcées à la mairie de Montauban : en une seule année, l’écart s’est creusé de 1%.

Quand nous avons interrogé la majorité sur les dispositions prévues pour tenter d’inverser la tendance, personne n’a été capable de nous répondre précisément…

Gaël Tabarly

Rassemblement le 30 à 17h

RASSEMBLEMENT MARDI 30 SEPTEMBRE – 17h devant la maire (conseil municipal à 18h)
A l’appel de :
RESF82
Bastir-Partit Occitan, CGT82, Collectif 82 du Front de Gauche, EELV, FSU, JC, Montauban Citoyenne, MJS82, NPA, PCF82, PG, Section PS de Montauban, Solidaires82, UD82-DDEN

 

Respectez la loi, Mme Barèges !

Inscrivez tous les enfants à l’école

PETITS RAPPELS JURIDIQUES :

  • le maire est à la fois agent de l’État et agent de la commune. Sous l’autorité du procureur de la République, il exerce des fonctions dans le domaine judiciaire : il est officier d’état civil et officier de police judiciaire ;
  • la loi française indique que tout enfant sur le territoire doit être scolarisé ;
  • le droit à l’éducation, intégré à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant que la France a ratifiée, s’impose à toute législation nationale.


Pourtant, Mme Barèges, maire de Montauban, refuse d’inscrire des enfants dans les écoles de la ville. Elle ne respecte pas la loi qu’elle doit appliquer en tant qu’élue.

Pour s’expliquer, elle dit : « Vous avez des écoles aujourd’hui où malheureusement ces élèves sont concentrés, du fait d’ailleurs des inscriptions d’office de l’Inspection académique. …des écoles où les Montalbanais de souche ne veulent plus aller ». Au-delà du non-respect de la loi, Mme le maire stigmatise une partie de la population de la ville. Elle commet un acte de discrimination délibéré.

C’est parce que Mme Barèges n’a pas inscrit ces enfants en temps et en heure qu’ils sont scolarisés dans les quelques écoles où il reste encore des places disponibles.

On ne peut que s’étonner de cette attaque envers les services de l’Education Nationale qui appliquent – eux – la loi française. Non, les directeurs ne se plaignent pas, ils accueillent ces enfants comme tous les autres, dans l’école de la République !

CES ENFANTS NE MÉRITENT NI LE DÉNI DE DROIT, NI LA DISCRIMINATION !

Lettre ouverte à Brigitte Barèges

Madame le Maire,

Au cours d’une conférence de presse organisée le mardi 16 septembre dernier en mairie dans le cadre de vos fonctions, vous avez justifié votre refus d’inscrire plusieurs enfants dans les écoles montalbanaises par l’engendrement que ces difficultés occasionneraient pour les « Montalbanais de souche ».

Cette déclaration a indigné nombre de nos concitoyens. Elle nous interpelle tous.

Cette notion de « Montalbanais de souche » semble être au fondement de la politique d’inscription scolaire promue par votre équipe.

Dans le dernier bulletin municipal « Ma Ville », un des membres de cette même équipe est en outre lui-même présenté comme « Montalbanaise pure souche ».

Pourriez-vous donc nous donner une définition de cette notion de « Montalbanais de souche » ?

Je vous en remercie.

Gaël Tabarly,
Conseiller municipal d’opposition

Brigitte Barèges et les écoles pour les « Montalbanais de souche »

Alors que Brigitte Barèges – première magistrate de la ville – s’est une nouvelle fois distinguée pas ses déclarations sur les inscriptions scolaires et les « Montalbanais de souche », alors que notre ville fait une nouvelle fois la Une des grands médias nationaux, le groupe d’opposition Montauban Demain a souhaité réagir.

 

 « Revenir sur l’Ecole, c’est revenir sur les fondamentaux de notre société »

 

« L’Ecole est un pilier central de notre République. Elle est le moyen de dépasser les barrières du quotidien, elle est le tremplin pour l’émancipation de chaque individu quelles que soient ses origines. Quand Brigitte Barèges refuse d’inscrire 11 enfants dans les écoles Montalbanaises, elle bafoue le droit à l’éducation, droit inscrit dans la convention internationale des Droits de l’Enfant et on ne peut y être indifférents. Revenir sur l’Ecole, c’est revenir sur les fondamentaux de notre société, sur l’histoire de notre Pays et sur les valeurs de notre Démocratie. »

Pauline Blanc

Conseillère municipale

 

 

« Plus qu’un énième dérapage, une stratégie électorale assumée »

 

« L’identité de Montauban se conjugue avec la diversité de ses habitants. Bastide fondée au XIIe siècle, carrefour commercial, lieu de résistances, terre d’asile républicain, elle a su accueillir des générations de migrants, avec aujourd’hui encore une croissance démographique trois fois supérieure à la moyenne, des migrations résidentielles en hausse. Plus que jamais, le concept de « Montalbanais de souche » n’a aucun sens. Nous refusons qu’il soit érigé en principe d’action publique. Face à la montée de l’extrême-droite, deux stratégies s’opposent. La première vise à affronter les idées du Front National et à les combattre. La seconde à se les approprier pour en tirer profit. Non, il ne s’agit pas d’un énième dérapage de Brigitte Barèges, mais bien d’une stratégie politique assumée. »

Gaël Tabarly

Conseiller municipal

 

Rejet des comptes de campagne de Brigitte Barèges

Les Montalbanais ont pris aujourd’hui connaissance du rejet des comptes de campagne de Mme Barèges par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques.

Le dossier étant entre les mains de la justice administrative de Toulouse, il ne sera fait aucun commentaire de cette décision.

Nous tenons cependant à souligner que les comptes de campagne de Roland Garrigues ont eux été bien validés par la CNCCFP, comme l’atteste le courrier reçu par notre ancienne tête de liste.

Retrouvez plus d’infos ici :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/2014/09/03/municipales-2014-la-commission-nationale-des-comptes-de-campagne-rejette-ceux-de-brigitte-bareges-543120.html
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2014/09/03/25005-20140903ARTFIG00334-les-comptes-de-campagne-de-la-maire-ump-de-montauban-invalides.php
http://www.ladepeche.fr/article/2014/09/04/1944739-les-comptes-de-campagne-de-brigitte-bareges-rejetes.html

Gaël Tabarly
Conseiller municipal d’opposition

Quand les sympathisants de B. Barèges relaient les messages des groupuscules extrémistes…

Connaissez-vous vif82.info, ce « média » en ligne né pendant la campagne des élections municipales ? Qui n’a pas reçu dans sa boîte email (on ne sait comment…) de multiples SPAMS invitant à consulter de pseudos articles sur le site ?

Animé par Daniel Gardian, ce site diffuse éditos, articles divers… tous à la gloire de Mme Barèges et dénigrant l’action de la gauche, de ses candidats, représentants et élus. S’il cherche à se crédibiliser en diversifiant ses thématiques, l’auteur a depuis des mois accès aux informations des conseils municipaux, des actions de la mairie, relaie tous les communiqués de presse de l’UMP 82.

D’une plume souvent acerbe, ironique et malveillante, il discrédite l’action des élus de l’opposition d’une façon la plus caricaturale possible.

Bref.

Le site publie au début de l’été une vidéo, toujours présente sur son site :

Vidéo mise en ligne par un utilisateur nommé « Printemps Français » :

Connaissez-vous le « Printemps Français » ?

Il s’agit d’un groupuscule né courant 2013 au cours des manifestations anti mariage pour tous. Impliqué dans différentes actions, il fait l’objet d’interrogations de la part des médias et de sociologues des mouvements politiques, non pas du fait de son ampleur (il rassemblerait quelques dizaines à peine de militants), mais de sa difficulté à se positionner entre mouvement idéologiquement radical (typique des mouvances d’extrême droite) et pratiques modérées imposées par les organisateurs des fameuses « Manifs pour tous ».

Dans un article publié en début d’année, Le Point qualifiait d’ailleurs le mouvement de « groupe d’opposants radicaux au mariage homosexuel« .

Deux journalistes du quotidien Libération s’étaient dès 2013 plongés dans une enquête fouillée pour en dresser un portrait très intéressant : mouvement « où se mêlent militants d’extrême droite, catholique traditionalistes et identitaires », « réactionnaires »… les qualificatifs ne manquent pas.
L’article est disponible en ligne, en suivant ce lien : http://www.liberation.fr/societe/2013/04/13/qui-se-cache-derriere-le-label-printemps-francais_895764

Nous connaissions les relations étroites existantes entre Mme Barèges et certaines idées défendues par l’extrême droite. Ce lien semble bien dépasser la seul Maire de Montauban pour englober plusieurs de ses proches, adeptes et fidèles…

Vidéosurveillance : vos enfants aussi seront filmés !

Le dernier Conseil Municipal a acté l’implantation de plusieurs nouvelles caméras de vidéosurveillance disséminées dans la ville.

Les caméras sont un dispositif coûteux : pas seulement lors de leur installation (plus de 100 000 €), mais surtout à l’entretien. Outre le dépannage immédiat de tout le réseau en cas de problème, il faut aussi former et rémunérer des agents pour surveiller les écrans, assurer le lien avec la Police Municipale, etc.

Aussi, très récemment, en 2011, la Cour des Comptes a dressé un bilan plus que critique du dispositif. L’analyse est intéressante, car elle s’appuie sur une étude empirique et statistique basée sur des villes utilisant la vidéosurveillance depuis de nombreuses années, avec le recul suffisant pour établir un bilan objectif. Il en ressort un fort coût en dépenses de fonctionnement, mais aussi en dépenses d’investissement, des difficultés à obtenir des évaluations fiables du système (l’impact apparaît clairement contradictoire sur le taux d’élucidation des délits : aucune donnée n’est en mesure de démontrer l’effet dissuasif de l’implantation des caméras ! Aucune étude d’impact crédible et pertinente n’a été menée jusqu’alors…).

Nul ne peut affirmer aujourd’hui que les caméras participent à la réduction des crimes et délits. En revanche, il est démontré que leur effet repoussoir déplace géographiquement les problèmes.

La décision du Conseil Municipal pose un autre problème, celui du choix des lieux d’implantation des nouvelles caméras. La plupart seront situées sur des espaces de détente des jeunes : citons la Roseraie, la Fobio, un collège… Des mineurs pourront donc être suivis dans leur vie quotidienne, sur l’espace public, de leur descente du bus à l’entrée du collège ou du lycée et dans tous les moments passés hors des murs de leur établissement. Qu’en sera-t-il du respect de leur vie privée dans ces moments de relâchement, où chaque comportement jugé déviant ou inhabituel pourrait être interprété ? Les parents ne devraient-ils pas s’indigner de l’enregistrement vidéo de leurs enfants dès leur plus jeune âge ? Rappelons qu’une caméra, en zoomant, parvient sans aucune difficulté à lire l’heure sur la montre d’un poignet…

Il serait plus opportun de renforcer les rondes de la Police Municipale sur des espaces comme la Roseraie ou la Fobio. Les jeunes, pour qui le respect de l’autorité publique passe par l’incarnation physique de celle-ci, pourraient ainsi approcher les garants de la sécurité publique et évoluer entre eux malgré leur potentielle présence.

Il ne s’agit pas d’une position de principe, mais bien une conception différente des actions de prévention et de protection.

Gaël Tabarly, conseiller municipal d’opposition