Interrogations sur le nouveau marché de la communication de la ville de Montauban

Lors du conseil municipal du 8 octobre 2018, une décision prise par Mme Barèges a retenu notre attention. Il s’agit d’une décision renouvelant le marché de la communication audiovisuelle de la ville de Montauban : gestion et alimentation du site web, production de reportages vidéos, envoi de newsletters, diffusion des « Ma Ville », etc.

Un marché public est une procédure qui permet de confier à une entreprise privée la réalisation de certaines prestations pour lesquelles une collectivité publique (commune, intercommunalité, région, département…) ne dispose pas des ressources humaines et techniques suffisantes. Les règles qui s’appliquent à ces contrats sont très encadrées et sont définies par la législation relative aux marchés publics.

D’après les informations obtenues en conseil municipal, le marché conclu en juillet dernier est en fait une reconduction du précédent marché de la communication, attribué en 2014 et renouvelé 3 fois depuis à la même entreprise.

Le précédent de 2014

Si nous avons interrogé Mme le maire sur les conditions de ce marché, c’est qu’un précédent existe. La justice s’est penchée il y a peu (l’affaire est-elle depuis classée ?) sur les décisions 220 et 221 prises par Mme le Maire en 2014 :

En 2014, nous avions alerté sur les montants astronomiques prévus par ce marché de la communication audiovisuelle (jusqu’à 250.000€HT/ans, soit plus de 1 million d’euros TTC entre 2014 et 2018).

Des interrogations en suspens

Or, dans la version 2018 de ce marché, le tarif a été divisé par deux (124 600€ HT par an). Pourquoi ?

  1. Cela signifie-t-il que les exigences de Mme Barèges en termes de communication ont été revues à la baisse ? Si c’est le cas, alors pourquoi avoir attendu 4 ans avant de les réviser ?
  2. Cela signifie-t-il que l’entreprise à qui a été attribué ce marché (toujours la même qu’en 2014…) peut aujourd’hui proposer des offres identiques à celles de 2014, mais à un prix deux fois moindre ? Dans ce cas, qu’est-ce qui justifiait des tarifs si élevés il y a 4 ans (pour rappel : 1 500€ pour l’envoi d’une newsletter, 3 500€ pour diffuser un numéro du Ma Ville, 900€ par vidéo…) ?

Autant de question pour lesquelles nous espérons des réponses.

En attendant, nous avons sollicité le cabinet de Mme Barèges pour avoir accès à l’intégralité des documents relatifs à ce marché.

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