Oui au droit de manifester, mais dans le respect de l’espace public

Aujourd’hui, lundi 14 novembre 2016, s’est tenue à Montauban une manifestation régionale des agriculteurs à l’appel de la FNSEA qui a rapidement dégénéré : affrontements avec les forces de l’ordre, déversement de matières fécales et de détritus dans le cœur de ville et ses accès immédiats, obstructions de la voirie, dégradations du mobilier urbain…

Les agriculteurs ont des revendications légitimes : leur souffrance est une réalité qui appelle à des réponses durables et structurelles. Elle atteste de la crise du modèle agricole productiviste en place une cinquantaine d’années. Pourtant, si le droit de manifester est inaliénable, la dégradation de l’espace public est intolérable.

Les événements survenus aujourd’hui témoignent d’un profond mépris.

Un mépris pour les Montalbanais, pris en otage dans leurs déplacements quotidiens et immobilisés pour la journée.

Un mépris pour les forces de sécurité, qui ont passé des heures à tenter de contenir des débordements parfois très violents.

Un mépris pour les représentants de l’Etat, qui ont très tôt reçu les délégués syndicaux et sont restés à l’écoute toute la journée.

Un mépris pour tous les agents de nettoyage de la ville, qui dès ce soir s’attèleront à effacer autant que possible les traces de ces actes et pour lesquels nous sommes tous solidaires.

Les dégâts ne sont pas encore chiffrés, mais une chose est sûre : ce sont les contribuables qui assumeront les conséquences de ces actes.

 

 

3 réflexions sur « Oui au droit de manifester, mais dans le respect de l’espace public »

  1. Bonsoir, vos remarques sont pertinentes et judicieuses. Le respect est primordial. Le mépris, intolérable. Cdlmt.
    … »Pourtant, si le droit de manifester est inaliénable, la dégradation de l’espace public est intolérable. Les événements survenus aujourd’hui témoignent d’un profond mépris. « 

  2. j’espère qu’au prochain conseil municipal, la question de coût du nettoyage et de la facture a envoyer à la FDSEA sera à l’ordre du jour. après la démolition de la porte de l’ an 2000, la première magistrate de la ville n’a rien dit, j’espère que cette fois ce ne sera pas le cas

  3. Dns cette affaire, ce sont ceux qui répartissent les aides (et les accaparent) qui sont criticables, pas la ville de Montauban, ni les services départementaux

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