Quand les sympathisants de B. Barèges relaient les messages des groupuscules extrémistes…

Connaissez-vous vif82.info, ce « média » en ligne né pendant la campagne des élections municipales ? Qui n’a pas reçu dans sa boîte email (on ne sait comment…) de multiples SPAMS invitant à consulter de pseudos articles sur le site ?

Animé par Daniel Gardian, ce site diffuse éditos, articles divers… tous à la gloire de Mme Barèges et dénigrant l’action de la gauche, de ses candidats, représentants et élus. S’il cherche à se crédibiliser en diversifiant ses thématiques, l’auteur a depuis des mois accès aux informations des conseils municipaux, des actions de la mairie, relaie tous les communiqués de presse de l’UMP 82.

D’une plume souvent acerbe, ironique et malveillante, il discrédite l’action des élus de l’opposition d’une façon la plus caricaturale possible.

Bref.

Le site publie au début de l’été une vidéo, toujours présente sur son site :

Vidéo mise en ligne par un utilisateur nommé « Printemps Français » :

Connaissez-vous le « Printemps Français » ?

Il s’agit d’un groupuscule né courant 2013 au cours des manifestations anti mariage pour tous. Impliqué dans différentes actions, il fait l’objet d’interrogations de la part des médias et de sociologues des mouvements politiques, non pas du fait de son ampleur (il rassemblerait quelques dizaines à peine de militants), mais de sa difficulté à se positionner entre mouvement idéologiquement radical (typique des mouvances d’extrême droite) et pratiques modérées imposées par les organisateurs des fameuses « Manifs pour tous ».

Dans un article publié en début d’année, Le Point qualifiait d’ailleurs le mouvement de « groupe d’opposants radicaux au mariage homosexuel« .

Deux journalistes du quotidien Libération s’étaient dès 2013 plongés dans une enquête fouillée pour en dresser un portrait très intéressant : mouvement « où se mêlent militants d’extrême droite, catholique traditionalistes et identitaires », « réactionnaires »… les qualificatifs ne manquent pas.
L’article est disponible en ligne, en suivant ce lien : http://www.liberation.fr/societe/2013/04/13/qui-se-cache-derriere-le-label-printemps-francais_895764

Nous connaissions les relations étroites existantes entre Mme Barèges et certaines idées défendues par l’extrême droite. Ce lien semble bien dépasser la seul Maire de Montauban pour englober plusieurs de ses proches, adeptes et fidèles…

Vidéosurveillance : vos enfants aussi seront filmés !

Le dernier Conseil Municipal a acté l’implantation de plusieurs nouvelles caméras de vidéosurveillance disséminées dans la ville.

Les caméras sont un dispositif coûteux : pas seulement lors de leur installation (plus de 100 000 €), mais surtout à l’entretien. Outre le dépannage immédiat de tout le réseau en cas de problème, il faut aussi former et rémunérer des agents pour surveiller les écrans, assurer le lien avec la Police Municipale, etc.

Aussi, très récemment, en 2011, la Cour des Comptes a dressé un bilan plus que critique du dispositif. L’analyse est intéressante, car elle s’appuie sur une étude empirique et statistique basée sur des villes utilisant la vidéosurveillance depuis de nombreuses années, avec le recul suffisant pour établir un bilan objectif. Il en ressort un fort coût en dépenses de fonctionnement, mais aussi en dépenses d’investissement, des difficultés à obtenir des évaluations fiables du système (l’impact apparaît clairement contradictoire sur le taux d’élucidation des délits : aucune donnée n’est en mesure de démontrer l’effet dissuasif de l’implantation des caméras ! Aucune étude d’impact crédible et pertinente n’a été menée jusqu’alors…).

Nul ne peut affirmer aujourd’hui que les caméras participent à la réduction des crimes et délits. En revanche, il est démontré que leur effet repoussoir déplace géographiquement les problèmes.

La décision du Conseil Municipal pose un autre problème, celui du choix des lieux d’implantation des nouvelles caméras. La plupart seront situées sur des espaces de détente des jeunes : citons la Roseraie, la Fobio, un collège… Des mineurs pourront donc être suivis dans leur vie quotidienne, sur l’espace public, de leur descente du bus à l’entrée du collège ou du lycée et dans tous les moments passés hors des murs de leur établissement. Qu’en sera-t-il du respect de leur vie privée dans ces moments de relâchement, où chaque comportement jugé déviant ou inhabituel pourrait être interprété ? Les parents ne devraient-ils pas s’indigner de l’enregistrement vidéo de leurs enfants dès leur plus jeune âge ? Rappelons qu’une caméra, en zoomant, parvient sans aucune difficulté à lire l’heure sur la montre d’un poignet…

Il serait plus opportun de renforcer les rondes de la Police Municipale sur des espaces comme la Roseraie ou la Fobio. Les jeunes, pour qui le respect de l’autorité publique passe par l’incarnation physique de celle-ci, pourraient ainsi approcher les garants de la sécurité publique et évoluer entre eux malgré leur potentielle présence.

Il ne s’agit pas d’une position de principe, mais bien une conception différente des actions de prévention et de protection.

Gaël Tabarly, conseiller municipal d’opposition

Les conseillers communautaires de l’opposition de gauche de Montauban quittent le Conseil du Grand Montauban

En l’absence de Brigitte Barèges, c’est Thierry Deville, 1er vice-Président du Grand Montauban qui menait les débats lors de ce 3e Conseil Communautaire.
Lors du vote du budget supplémentaire, les élus de Montauban Demain ont dénoncé les choix de la politique économique de l’agglomération, autour de projets coûteux et mal ficelés (à l’image du parking SNCF pour lequel le financement régional dépassera finalement celui du Grand Montauban), au travers d’une dette non maîtrisée qui avoisine les 13,5 millions d’euros rien que pour l’année en cours.
 
Nous avons par ailleurs souligné le peu de place accordée aux représentants des communes en dehors de Montauban. Par exemple, seules les associations sportives montalbanaises ont bénéficié de subventions en 2013.
 
Face au refus de Thierry Deville d’assurer une représentation équitable des élus dans les différentes instances et alors que le 1er vice-Président tentait d’imposer deux délibérations non inscrites à l’ordre du jour, tous les élus de Montauban Demain et de Montauban Citoyenne ont quitté la séance.
 
Les élus du groupe Montauban Demain
Valérie Rabault, Pauline Blanc, Gaël Tabarly.

La Cour d’Appel de Toulouse donne une nouvelle fois raison à Roland Garrigues face à Brigitte Barèges

Brigitte Barèges, maire de Montauban, avait fait appel du jugement en première instance qui la condamnait à 800 € dans l’affaire « Sa Ville ». Elle considérait entre autres que ce document était un plagiat.

Le jugement d’appel vient d’être rendu : il confirme la condamnation de la ville et porte l’amende à 2 500 € (auxquels s’ajoutent les 800 € de première instance).

Nous déplorons l’acharnement irresponsable de Brigitte Barèges qui engage la collectivité dans des procédures inutiles, stériles et coûteuses, aux frais du contribuable.

Gaël Tabarly, pour les élus du groupe Montauban Demain

Très chère présidente…

Présidente du Grand Montauban, Mme Barèges vient de se faire voter une indemnité particulièrement conséquente, à hauteur de 3041€ mensuels.

 

Pourtant, comme le justifiait l’un de ses adjoints en avril dernier lors du vote de son indemnité de maire (4143 € / mois), Mme Barèges travaille déjà «12h par jour et 7 jours sur 7 au service de la commune de Montauban » ! Pourquoi donc ne pas déléguer et accepter une indemnité moindre ?

 

Car au-delà du montant cumulé et révoltant de ces indemnités, 7184 € mensuels, payés par nos impôts, c’est bien la question de la gouvernance de notre territoire qui se pose. Mme Barèges, Présidente du Grand Montauban, refuse de déléguer : c’est elle qui dirige, et elle le fait seule. Les douze vice-Présidents, aux indemnités comparativement dérisoires (527 €), sont dès lors clairement relégués au second plan pour permettre à Mme Barèges de conduire les dossiers comme elle l’entend.

 

Le problème de la représentation de l’ensemble du territoire du Grand Montauban doit nous interpeler. Au nom de l’unique critère démographique, ce sont les élus de Montauban (commune la plus peuplée) qui représentent souvent seuls le Grand Montauban : dans les commissions, les associations, les syndicats… Les autres communes de l’agglomération étant régulièrement de fait reléguées à des rôles de figurants silencieux et bienveillants. Au final, des adjoints montalbanais se retrouvent avec des responsabilités encore plus importantes que les maires de communes environnantes !

 

Nous défendons une représentativité territoriale et diversifiée des élus du Grand Montauban, qui garantisse à chaque commune et tendance politique un espace équitable d’expression et de participation aux décisions. Ce changement de paradigme implique une certaine conception de l’expression démocratique et de l’exercice du pouvoir.

 

Confortée par ses résultats aux municipales, Mme Barèges ne semble pourtant pas prête à la moindre concession…

 

Gaël Tabarly, pour le groupe

Redécoupage des quartiers de la commune : outil de proximité ou manœuvre électorale ?

Le Conseil Municipal du 14 mai dernier a validé le redécoupage de la commune de Montauban en 24 quartiers.

Avant l’adoption de cette délibération, les élus de Montauban Demain s’interrogeaient sur la pertinence d’un tel redécoupage, pour deux raisons :

 

  1. Ce redécoupage s’effectue sans redéfinition de la politique de proximité.

Nous pensions en particulier aux Conseils Consultatifs de Quartiers, dont les fonctionnements devraient être reconsidérés pour mieux représenter la réalité sociale des territoires concernés et disposer d’une véritable autonomie dans la participation au débat public :

  • Pour notre groupe, les conseils de quartiers (CCQ) doivent être des lieux essentiels de démocratie participative, de familiarisation avec le débat public et de transparence de la décision publique.
  • L’organisation de ces CCQ doit être repensée, pour renforcer leurs fonctions essentielles de socialisation et de convivialité (et réduire la forte asymétrie des participants qui les caractérisent actuellement, du fait de l’exclusion de fait de certaines catégories de population – en particulier les jeunes et les classes populaires) et représenter fidèlement la réalité sociale des territoires concernés sans favoriser l’émergence d’une nouvelle élite citoyenne.
  • L’autonomie de ces conseils doit être renforcée, pour ne pas cantonner ces dispositifs à un simple pouvoir consultatif et les préserver de toute application stratégique qui pourrait être envisagée comme ressource électorale.

 

  1. Quelle cohérence pour ces 24 quartiers ?

Le redécoupage de la commune en 24 quartiers pose pour nous le problème de leur cohérence. Un simple comparatif entre la nouvelle carte de la ville et celle publiée par l’INSEE ce mois-ci est révélateur.

Rappelons que l’INSEE, pour son découpage par quartier utilise un outil statistique, les « Ilots Regroupés pour l’Information Statistique » (IRIS) qui correspondent :

  • à une homogénéité de l’habitat et de leurs limites urbaines (voies principales, voies ferrées, cours d’eau…)
  • aux activités
  • à la présence ou non de « grandes zones spécifiques » (parcs de loisirs, zones portuaires, forêts…).

Quand la municipalité répertorie 24 quartiers dans 4 ensembles, l’INSEE en dénombre 25 répartis en 11 ensembles :

Carte Mairie (cliquer pour agrandir) :

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Carte INSEE (cliquer pour agrandir) :

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Face à l’incohérence de ce redécoupage, une question se pose dès lors : ce redécoupage de la ville en 24 quartiers est-il un véritable instrument de la politique de municipale de proximité, ou bien un outil politique à visée électorale permettant d’octroyer des délégations aux élus de la majorité ?

Vente du patrimoine municipal : ça continue…

 

A peine réélue, l’équipe de Brigitte Barèges poursuit la vente du patrimoine montalbanais. Ce mercredi, le conseil municipal a acté le déclassement de l’ancien Musée de la Résistance, déplacé au Pôle Mémoire, et sa vente au prix de 275 000 euros pour une surface de 520 m2.

L’opposition de gauche a présenté un contre-projet, proposant la transformation du bâtiment en lieu de vie ouvert sur l’activité sociale et culturelle du quartier de Villenouvelle. Ce projet se constituait, au rez-de-chaussée, de différents bureaux et d’une salle de réunion mis à disposition des associations du quartier, au sous-sol et dans le jardin d’espaces réservés aux artistes (salle d’exposition, atelier) et à l’étage de salles de « co-working » en accès gratuit pour les travailleurs en freelance ou télétravail.

Ce projet ayant été rejeté sans discussion par la majorité, le bâtiment sera finalement bien vendu pour être converti en logement privé d’habitation.

Notre groupe réaffirme que la mise en valeur de notre patrimoine est intrinsèquement liée à l’articulation du présent, du passé et de l’avenir. L’entretien et  la préservation des biens immobiliers de la ville participent aux choix de transmission que nous faisons pour les générations futures.

 

Gaël Tabarly, pour le groupe

Brigitte Barèges exclut l’opposition des commissions

Communiqué de presse 

à l’issue du Conseil Communautaire du Grand Montauban

 

 

 

 

Pour la première fois, grâce à la loi, l’opposition est représentée au Conseil Communautaire du Grand Montauban, sous la présidence de Brigitte Barèges, reconduite à sa tête. C’est dans un esprit constructif, au-delà de tout clivage politique, que nous avons siégé ce soir, pour participer au développement de la communauté d’agglomération.

 

Pourtant, dès la 50e délibération (relative à l’élection des membres du Syndicat mixte d’élaboration, de gestion, et de révision du schéma de cohérence territoriale de l’agglomération de Montauban), sur 35 membres représentants du Grand Montauban, Brigitte Barèges n’en a laissé aucun à l’opposition, refusant à celle-ci d’être représentée.

 

Il en sera de même pour de nombreuses autres commissions, comme l’Etablissement public foncier de Montauban, la commission locale d’évaluation des charges transférées, …

 

Alors que Brigitte Barèges pourrait faire le choix de laisser une place à l’opposition, elle le refuse. Ce n’est uniquement que lorsque la loi lui impose une représentation proportionnelle, qu’elle lui concède des places.

 

Nous déplorons donc, quelques semaines seulement après les déclarations de rassemblement de Brigitte Barèges, que bien que la loi ait changée, l’attitude de la présidente, elle, reste figée.

 

Les élus communautaires

de Montauban Demain

et de Rassemblement Montauban Citoyenne

Valérie Rabault – José Gonzalez – Pauline Blanc – Rodolphe Portolès – Gaël Tabarly

Ensemble, préparons la ville de demain!

Il appartient désormais aux 8 élus progressistes de l’opposition de porter les valeurs d’une ville ouverte, solidaire et écologique. Nous agirons dans le rassemblement, le dialogue et l’apaisement.

Beaucoup de questions restent en suspens à l’issue du 2e conseil municipal, faute de maîtrise des dossiers. L’indemnité de B. Barèges portée à 4143€/mois pour « travailler à 150% au service de la mairie » (au dire d’un des adjoints), on ne peut qu’imaginer une indemnité symbolique pour le Grand Montauban…

Ensemble, préparons la ville de demain!

Ma Ville – Avril 2014

Adissiatz a totes,

« Dis moi comment tu traites ton opposition, je te dirai ce que vaux ta démocratie »… Brigitte Barèges ne déroge pas à la règle : nous avons droit à quelques lignes à peine d’expression dans le journal municipal… Merci à tous pour vos suffrages. Vous pourrez comptez sur nous !

Voici le texte que vous retrouverez dans le « Ma Ville » du mois prochain :

Merci à tous ceux qui nous ont accordé leur confiance. Nous sommes 8 à siéger dans l’opposition de gauche. Pour 7 d’entre nous, nous n’avons jamais été conseillers municipaux. Nous ferons vivre une opposition constructive et vigilante pour défendre une ville ouverte, solidaire et écologique. Lors du 2e conseil municipal, nous avons attiré l’attention sur la gestion de la dette et les indemnités du maire : 49723€/an.