Transports scolaires du Grand Montauban : les élèves et les zones périurbaines sacrifiés

En juin dernier, le conseil d’agglomération du Grand Montauban a voté la mise en place d’une grille de tarifs « solidaires » pour les transports en commun.

Concrètement, elle s’est traduite par une augmentation généralisée des tarifs des transports scolaires. Une augmentation « un peu brutale » et « très importante » (de l’aveu même de M. Dejean, vice-président de l’agglomération) qui a affecté la quasi-totalité des parents, quels que soient leurs revenus : à titre d’exemple, une femme seule avec deux enfants et un salaire net de 1200€ par mois a payé 144 euros en 2015/2016, contre 100 l’année précédente (soit 44% d’augmentation) ! Une hausse multipliée par le nombre d’enfants à charge et qui reste parmi les plus faibles de la grille aujourd’hui en place…

Cette hausse se justifiait notamment par la possibilité pour les élèves d’utiliser les transports en commun en dehors des moments scolaires. Une disposition qui impacte donc très faiblement les enfants résidant en zones périurbaines et dans les communes hors-Montauban, l’absence d’interconnexions efficaces entre les lignes de bus et de transports à la demande (Libellule) rendant l’usage des transports très marginal pendant leurs temps libre. Leurs parents subissent donc, de fait, une double peine : ils paient plus cher pour un service que leurs enfants n’utilisent pas.

Depuis plus de huit mois, différentes pétitions ont été lancées par les parents d’élèves dans les collèges, les lycées et dans plusieurs communes de l’agglomération. Jusqu’à présent, les élus de la majorité sont restés sourds à leurs revendications.

Le conseil d’agglomération d’hier a acté qu’un bilan de cette grille sera établi d’ici la fin du mois. Pour l’opposition, cela doit être l’occasion de revoir ces tarifs et de les abandonner.

 

Gaël Tabarly, conseiller municipal d’opposition

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